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« L’Aveyronnais » Alexandre Bardenet, les JO à la pointe de l’épée !

À 31 ans, Alexandre Bardenet est un escrimeur de très haut vol, numéro 10 mondial. Membre du Club Escrime Rodez Aveyron, pensionnaire de l’INSEP (région parisienne) depuis 10 ans, l’épéiste participe aux Jeux de Tokyo, mais pour… gagner ! Une personnalité à découvrir !

La vie se vit par tranches et le hasard des rencontres y occupe une franche place. « Je suis originaire de Valenciennes et c’est là que j’ai découvert l’escrime. C’était lors d’une semaine de vacances de février et la ville nous permettait de découvrir un peu tous les sports. J’avais 7 ans et à 8 ans j’ai commencé sérieusement l’escrime où la notion de combat technique me plaisait ! »

Une vie de « moine-soldat »

Déjà très sportif (athlétisme, hockey sur gazon), le jeune Alexandre ne tarde pas à faire ses preuves, se passionnant pour la qualité du geste et l’intensité de l’engagement. Bac S décroché, il intègre le Pôle France Jeune placé sous la férule d’un entraîneur national et devient numéro 1 mondial junior. Dans la foulée (qu’il a bonne !), il intègre le prestigieux Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (alias INSEP). L’épéiste a alors 21 ans et travaille, s’entraîne avec acharnement ; le sport de haut niveau exige de sérieux sacrifices, un engagement total. La route vers les sommets et leur conquête est à ce prix.

Pour les JO, nous sommes trois titulaires et un remplaçant. J’y vais pour gagner, il s’agit d’une compétition où il y a peu d’appelés et… peu d’élus ! » Alexandre Bardenet

Il prend néanmoins le temps de passer une licence de droit et de faire une école de commerce, le tout à distance (tiens, cela rappelle quelque chose de tout récent…). En fait, il s’agit d’une vie de « moine-soldat ».

En Aveyron, nouveau club et nouveau souffle…

Mais l’athlète traverse une période de doutes en 2014, année où il devient vice-champion de France en individuel : « Oui je doutais de ma carrière, il fallait que je fasse des choix. C’est à ce moment-là que Bruno Gares, alors maître d’armes à Rodez et armurier de l’équipe de France, fait appel à moi dans le cadre d’un nouveau projet. J’ai accepté d’entrer au club et je ne le regrette pas. J’ai un peu ressuscité là-bas ! ». Et l’Aveyron l’a adopté !

Nouveau club, nouveau souffle… « L’escrime est devenue un sport très physique tout en intensité et en explosivité. Je travaille beaucoup ma technique. » Les résultats témoignent du travail effectué : en 2019 le membre du club aveyronnais est champion du monde par équipe ; en 2021 il occupe le 10e rang mondial à l’épée.

Source
Conseil départemental de l'Aveyron
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