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Nécrologie. René Mori s’en est allé

Il était un homme de combat. Et jusqu’au bout, il aura mené le dernier, voulant toujours y croire. René Mori s’est éteint le 11 janvier 2022, à l’âge de 68 ans.

Il est de ceux que l’on n’oublie pas, qui marquent une vie. Très vite, il a décidé de se mettre au service des autres, par le biais du syndicat. Jusqu’à devenir le Secrétaire Général de FO en Aveyron, en 1989. Un poste qu’il quittera, pour une retraite bien méritée en 2017. Pendant près de 30 ans, il fut cette voix rocailleuse, ce fort en gueule, celui qu’on aime autant qu’on déteste… Craint, mais également apprécié du patronat, car il savait écouter, conseiller, mais en étant juste.

Des prises de positions qu’il saura défendre à Paris, où il avait été élu à la Commission Exécutive, dès 1995. Et tous les mois, il montera défendre ses convictions, et la « base », ceux qui pour lui faisaient le syndicat. Entier, il était aussi un orateur hors norme. Qui savait d’un mot, d’une phrase, donner l’envie de se battre à ses côtés. Sans jamais vouloir lire un discours.

Nombreux sont ceux qui, après sa retraite, ont continué à lui demander des conseils, à l’interroger sur l’actualité, sur son ressenti. Amoureux de son département, comme des hommes et des femmes qui le composent, il en avait fait sa cause. Il avait aussi permis à FO de devenir le premier syndicat dans le privé, une fierté immense pour ce travailleur acharné, à l’aube de sa retraite.

Quand il n’était pas à battre le pavé, il était au bord d’un terrain de sport. Pour supporter le Rodez Aveyron Football, son RAF. Passionné comme dans le syndicat, il a œuvré dans l’ombre pendant des années. Pas un week-end sans qu’il soit au bord des terrains, pour supporter l’ensemble des équipes. Il aimait par dessus tout assister à la rentrée de l’école de foot. Pour voir ses petits footballeurs en herbe, qu’il imaginait un jour fouler la pelouse de Paul-Lignon, avec l’équipe fanion. Il était si fier de cette montée en Ligue 2, de ce que le club était devenu, après des années difficiles. Et rêvait même de voir le club continuer à grimper…

Certains se souviennent de ses colères, de ses énervements… Mais surtout de son sourire, de son envie de toujours avancer, et de faire avancer les gens.

Il était et il restera une figure du syndicalisme dans l’Aveyron, un homme de conviction, et un fidèle supporter du RAF. Sa voix, son sourire, ses analyses manqueront à beaucoup de gens… Toutes nos pensées vont à sa femme, à ses filles, et à ses petits-enfants, et à sa famille. Ainsi qu’à l’ensemble du club du RAF, qui perd l’un de ses dirigeants historiques.

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