Culture & LoisirsExpositionOnet-le-Château

Onet-le-Château. L’étrange semaine du prisonnier M à la galerie des Capucines

Une exposition est actuellement visible aux cimaises de la galerie des Capucines, grâce au soutien de la D.R.A.C Occitanie et de la D.I.S.P de Toulouse, dans le cadre du dispositif Culture-Justice, du département de l’Aveyron et de la MJC d’Onet-Le-Château.

Cette exposition est singulière dans la mesure où sa réalisation a été possible grâce aux travaux effectués par le collectif Prodiges et le service pénitentiaire d’insertion et de probation de Rodez. Le collectif Prodiges a mis en œuvre une série d’ateliers artistiques avec les détenus. Des conditions particulières pour ces ateliers qui se sont déroulés derrière les barreaux, dans une petite salle fermée, sous surveillance, pendant deux mois.

« Nous avons proposé aux prisonniers des ateliers aux pratiques diverses, mêlant photographie, écriture et musique. Nous avons rencontré des gens qui ont un parcours très cabossé, un enchaînement de choses qui s’accumulent et qui font que l’on bascule parfois. C’était assez impressionnant les conditions pour créer le lien et ce n’est pas facile du tout. Il faut les amener à nous accorder leur confiance, de façon qu’ils puissent s’exprimer librement et les ramener à une sensibilité », souligne Jean-Yves Tayac, président de Prodiges et intervenant en écriture.

« Nous avons construit cette exposition, écrit “L’étrange histoire de monsieur M’’, avec les détenus. Nous avons essayé d’écrire sur la vie, du début de l’enfermement jusqu’à la sortie. Nous avons monté un scénario. Le photographe Julien Coquentin nous a apporté un nouveau format, la chambre noire. Il a travaillé sur la lumière, pour garantir l’anonymat des prisonniers », explique Francis Estèves, qui a réalisé le montage sonore de ce travail.

Exposition Prodiges, écritures. © Marie Plassant

Synopsis

« Ce matin-là, comme à l’accoutumée, M. s’est éveillé avant les autres. Il est resté un moment silencieux, attentif à ses comparses de cellule. Le son de leur respiration. En prison, la nuit est plus apaisée dans ses dernières heures. L’œil au plafond, il pense au jour qui vient, monotone et semblable aux précédents”.

L’on peut croire que les murs de la prison ont été « poussés », que l’imaginaire a permis de s’échapper quelques instants, pour rendre visible la culture des invisibles ».

À découvrir, photographies, musique et textes, “L’étrange semaine du prisonnier M’’, à la galerie des Capucines, MJC d’Onet, jusqu’au 22 avril.
Les photos sont exposées jusqu’au 22 avril. © Marie Plassant
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