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Aveyron. Le pérail tient son IGP, enfin !

C’est la fin d’une longue lutte qui a été décidée hier soir à l’INAO. Par 44 voix pour et 2 abstentions, il a donc été décidé de créer une IGP (Indication Géographique Protégée) pour le pérail.

« Nous sommes enfin reconnus, le pérail est désormais réhabilité », déclare Jean-François Dombre, porteur historique de ce dossier.

Cette reconnaissance est une vraie bonne nouvelle pour les 1000 éleveurs de brebis qui contribuent chaque jour à produire les 1150 tonnes annuelles de pérails, des 14 fromageries.

L’association de défense et de promotion du fromage de brebis de pérail créée en 1995, portait initialement un projet pour une AOP. Après quelques refus aussi rageants qu’incompréhensibles, ses administrateurs avaient décidé de changer de politique et de visée une IGP, sur les conseils de l’Institut National des Appellations d’Origine. Ce sont donc trois ans d’efforts qui connaissent aujourd’hui un heureux aboutissement.

Sébastien Leclercq, président de l’association issu du collège des fabricants (Pierre Gaillac, en est le vice-président, issu du collège des éleveurs) se dit « soulagé, bluffé aussi : on n’y croyait presque plus. C’est un soulagement de se sentir enfin reconnus. »

L’IGP est donc une appellation qui protège le pérail, qui représente une zone protégée, environ les trois-quarts de l’Aveyron, dans laquelle pour être appelé « pérail », le fromage doit être produit, le lait collecté et les brebis élevées. L’Aveyron tient là un nouvel emblème, agricole, fromager et culinaire.

Article original publié sur Millavois.com

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